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Portrait: LUCAS SANTUCCI


Nous  sommes  très  heureux  de  vous  présenter  Lucas,  notre  premier  ambassadeur ! 

Qui est Lucas Santucci ?

Lucas est un aventurier ! C’est un passionné de grands espaces, de nature et de photo à tel point qu’il en a fait son métier. C’est en accompagnant des explorateurs autour du monde qu’il laisse sa casquette d’ingénieur agronome pour devenir photojournaliste.

Aujourd’hui il est une référence dans le reportage d’expéditions. Ses reportages , via l'agence Zeppelin, sont diffusés en France ou à l’international dans des magazines comme Geo, Paris Match, VSD, National Géographic, ou encore Pyrénées magazine.

Lorsqu’il n’est pas dans sa cabane à Counozouls, on le retrouve appareil photo en main, sous la banquise au Groenland, en pleine montagne sur le massif pyrénéen ou au milieu du désert du Lut entrain d’immortaliser des exploits ou des progrès scientifiques.

 

À l’école de la rigueur

En 2013, Lucas a intégré l'équipe d'Under The Pole comme responsable logistique et partenariat. Il a embarqué à bord d’un voilier pour 18 mois d'expédition au Groenland. Il s’est rapidement affirmé comme photographe terrestre et sous-marin. Après avoir documenté 9 mois de navigation qui l'ont amené à 80°Nord, Lucas a vécu l'hivernage pris dans les glaces, à quelques kilomètres d'un petit village de chasseurs- pêcheurs. Les conditions extrêmes rencontrées en Arctique sont une école de rigueur et de patience qui ne pardonne aucune erreur tant humaine que matérielle. Il est aujourd'hui l'un des rares photographes à disposer d'une expérience polaire aussi longue à la fois en photographie sous-marine et terrestre.

 

  Bonjour Lucas, peux tu nous décrire en quoi consiste ton métier ? 

L’objectif d’un photo-reportage c’est de raconter en plusieurs images une histoire, ou traiter une problématique. L’être humain est omniprésent, car c’est à travers les personnes qui seront sur les photos que l’on raconte l’histoire. Finalement j’écris très peu, tout est dans les images ! Je rédige bien sûr beaucoup de légendes et un texte de présentation, mais c’est principalement un rédacteur d’un magazine qui reprendra toutes ces informations pour écrire un texte.

 Quel est le quotidien d’un photo-journaliste (s'il y en a un !)  

Alors oui mon quotidien n’est pas routinier, mais il y a quand même deux aspects. Celui où je suis sur le terrain, avec beaucoup de déplacements. C’est bien entendu la partie la plus sympa avec beaucoup de rencontres. On a une chance folle en faisant du reportage, on rencontre en permanence de nouvelles personnes qui nous laissent rentrer dans leur vie ou dans des lieux souvent inaccessibles...

La seconde partie du boulot, elle est malheureusement devant l’ordinateur avec un téléphone. En plus de la partie « editing » du reportage, il y a tout le travail en amont avec les contacts et les demandes d’autorisation. Il faut imaginer que cette partie de bureau prend 70% du temps, mais c’est pour 30% incroyable !

Après en plus de cela, on diversifie un peu notre métier avec des formations au photoreportage ou la réalisation de livres, expositions, conférences...

 Quelle a été ton expérience la plus marquante en tant que photo-journaliste ?

Je pense que c’était pendant les 18 mois que j’ai passés au Groenland pour l’expédition Under The Pole. Finalement je commençais tout juste la photo et encore plus le photojournalisme. J’ai eu la chance de pouvoir partir 3 jours avec Emmanuelle Périé- Bardout, pour suivre un chasseur de phoque et documenter sa vie. Il faut imaginer que là-haut ils n’ont quasi que la chasse et la pêche pour vivre. Rien ne pousse sur ces cailloux. Pendant trois jours il nous a ouvert sa vie, et montré les difficultés de la chasse avec des températures négatives, une meute de chiens à gérer, et la difficulté d’approche dans ce monde de glace. Mais il nous a aussi fait partagé le bonheur qu’il a de vivre simplement, avec la nature dans des paysages incroyables qu’il côtoie depuis enfant. Sa vision m’a beaucoup fait réfléchir sur mon envie de retourner vivre simplement dans mes Pyrénées.

  

Sa « quête » du Desman des Pyrénées

En 2016, après plusieurs reportages comme Plastics Odyssey, 3000 mètres à l’aveugle ou encore Expédition Adaptation, il part à la recherche du Desman des Pyrénées. Son objectif: réaliser les premières photos subaquatiques du mammifère dans son milieu naturel. Grâce à ses recherches ponctuées de rencontres il accumule une multitude d’informations qu’il assemble sous forme d’un récit et cosigne un livre intitulé Desman des Pyrénées.

 Aujourd’hui tu cosignes un ouvrage sur le Desman des Pyrénées, quelles ont été tes motivations et les principales difficultés que tu as rencontré lors de tes recherches ?

Ça encore une fois, c’est comme les expéditions, c’était un vrai rêve de gosse ! Il y a une quinzaine d’années, encore ado, un ami randonneur m’a parlé d’un animal invisible qui était l’emblème des Pyrénées : le Desman. Depuis j’ai passé énormément de temps a observer les cours d’eau. J’ai même monté des petites « expéditions » avec mon cousin pour partir à la recherche de l’animal, mais comme beaucoup de Pyrénéens on ne l’a jamais vu.

Alors la vie a continué, j’ai voyagé, je suis devenu photojournaliste, et un jour par le plus grand des hasards j’ai rencontré « le spécialiste d’un petit animal à trompe qui vit dans les rivières des Pyrénées ». C’est comme ça que l’on me l’a présenté ! Et je crois qu’en voyant ma tête mes amis ont compris qu’il se passait quelque chose ! J’ai donc vite sympathisé avec Frédéric qui m’a fait rencontrer sa collègue Mélanie et nous avons décidé de faire un travail documentaire sur leur travail ainsi que si possible les premières photographies sous marine de l’animal...

Alors bien sûr ça n’a pas été simple, par ce que un Desman ça ne s’observe pas si facilement. Beaucoup des personnes le cherchent encore... Et en plus faire tout ça sous l’eau ! Mais avec l’aide des scientifiques et de bons conseils, j’ai décidé d’y aller. Encore une fois il a fallu un paquet d’autorisations, car le spot était dans le Parc National des Pyrénées ou il est interdit de faire des images. Une fois sur place, les scientifiques m’ont amené sur le terrain une journée et on l’a rapidement vu. Je me suis dit que ça allait être plus simple que prévu. Ils m’ont ensuite laissé seul et j’ai passé des journées à espérer voir l’animal sans qu’il ne se montre. Il faut imaginer que ce n’est pas facile, je suis à plus de deux heures de marche avec combinaisons de plongée et autonomie pour plusieurs jours. J’ai pensé abandonner.

Puis je me suis dit qu’il fallait être plusieurs pour voir la bête, seul je n’étais pas efficace. Je suis remonté quelques semaines plus tard avec des amis. Après quelque temps on a pu le voir et essayer de comprendre ses déplacements pour enfin photographier et faire les premières photographies sous marine !

 Quels sont tes futurs projets ?

Pour la suite, il y a une grosse phase de promotion autour du livre sur le Desman et l’exposition qui va avec. Je suis sur beaucoup de festivals et d’événements.

Du côté reportage, je travaille un peu pour Pyrénées Magazine et j’ai une grosse résidence d’artiste à Nimes début 2019. Je continue aussi les reportages avec l’Agence Zeppelin, mais là pour l’instant c’est secret !

En ce qui concerne les Pyrénées, je veux continuer mon travail sur le Desman, il y a plein de mystères à percer, mais aussi mieux photographier l’animal. Et puis, je n’oublie pas de garder un peu de temps pour m’occuper du potager dans les Pyrénées...

 Merci Lucas !

Vous pouvez suivre les aventures de Lucas sur sa page Instagram ou sur son site internet !

©images Lucas Santucci